Page de garde Solis, un monde à part...







La Grande Pyramide.
Bêta, le continent des temples.
Dans le désert du nord, le plus étendu de Solis, un fleuve coule. Le Nil. Il partage en deux le désert, collectant les pluies de l'équateur dans l'angle des deux cordillères pour irriguer une étroite bande de terre. Non loin du Nil, exactement sur le Tropique du Nord, on trouve la Grande Pyramide.
Mis à part sa pente légèrement plus faible, elle pourrait être une copie conforme de celles que l'on trouve sur Té-ra.
La Grande pyramide mesure 220 mètres de haut, pour une base de 400 m de côté.
L'entrée se trouve du côté sud, à environ cent cinquante mètres de haut. C'est un puits incliné à 21° par rapport à la verticale, situé dans le plan du méridien.
Il mesure environ vingt mètres de diamètre, et on peut y descendre en utilisant un escalier d'environ trente centimètres de large taillé dans la paroi du côté sud. Il est très risqué de trébucher. Le puits n'est pas vertical, mais sa profondeur est d'environ cent vingt mètres...
L'inclinaison du puits fait que le soleil pénètre jusqu'au fond chaque midi.
A ce moment, les soleils de verre placés au centre du plafond de onze des douze salles vont s'allumer. Ces onze salles ont des formes difficiles à décrire. Le plan de leur sol est simple, à base de carrés et de rectangles de proportions un sur deux. En ce qui concerne les murs, ils suivent exactement l'inclinaison de l'axe du puits. Le plafond est une projection du plancher suivant l'axe du puits, sur un plan situé trois mètres plus haut.
Les murs orientés nord-sud sont donc verticaux, mais tous les autres murs sont inclinés, en avant ou en arrière, d'un angle pouvant aller jusqu'à 21° pour les murs orientés est-ouest.
Les salles sont richement ornées de peintures montrant les paysages de Solis, avec de nombreux végétaux et animaux, stylisés mais très reconnaissables. Aucune trace d'écriture n'a pu être détectée. Dans chaque pièce, on trouve une sorte de bassin de quarante-cinq centimètres de profondeur, très commode pour s'asseoir et contempler les peintures murales.
La douzième salle est une sphère parfaite de trente mètres de diamètre, à laquelle on peut accéder depuis la salle inclinée la plus au nord. Il faut pour cela emprunter un boyau de section circulaire en pente à 21° de soixante-dix centimètres de diamètre, pointant directement sur le centre de la sphère. Là, il y a un plateau de deux mètres de diamètre, placé sur une fine colonne conique de pierre verte. La même colonne est suspendue au plafond, mais elle se termine en pointe, à environ un mètre au-dessus du plateau.
Au fond de la salle, un puits de trois mètres de diamètre s'enfonce verticalement. On l'appelle le puits d'évacuation.
Cette salle sphérique obscure apparaît dans au moins deux rêves soliens.