Page de garde Solis, un monde à part...


Développements inattendus.

Très rapidement, j'ai écrit quelques chroniques (dont certaines ne sont pas encore publiées) et j'ai décrit certains lieux.
Il fallait aussi planter le décor, et quelques pages suggèrent l'existence d'une partie d'univers habité, d'autres espèces (je ne peux pas employer le mot race, qui n'a aucun sens pour moi) d'êtres pensants, comme les Réguliens, insectoïdes sociaux, ou les Nouriens, végétoïdes contemplatifs à la complexe sexualité et à l'incroyable longévité.
Et puis, surtout, il y a Sahad Klutter, le découvreur, l'explorateur solitaire du noir profond.
Qui est-il ? En écrivant sa biographie, je rencontre son passé de soldat, les guerres du Nickel, le mystérieux et puissant GEI Degret-Blanchard, puis son épouse non moins mystérieuse et puissante. Et donc il faut savoir pourquoi il se retrouve tout seul dans le coin paumé de psi05 Auriga A.
C'est alors que, d'une page déjà ébauchée, surgit Stéfanie Klagget, la première femme marcheuse, la première femme revenue saine et sauve de Solis. Ce sera elle le catalyseur.
Leurs deux noms s'entrechoquent par leur ressemblance et par pur hasard*, je le jure.
Ils se connaissent. Cela saute aux yeux. Ils sont liés. Pourquoi ? Comment ?
C'est à ce moment que le journal de Stéfanie apparaît. Quelques pages où elle livre ses plus intimes pensées à un homme qu'elle appelle "capitaine"... C'est parti.

Écrire, c'est vivre.

Les personnages et les lieux créent une étrange alchimie, ils se rencontrent, suscitent d'autres histoires. On dirait vraiment qu'ils vivent de façon autonome. Les idées qu'ils ont, les choses qu'ils font, parfois rien que pour m'embêter. Par exemple, Stéfanie Klagget et Klutter, pourquoi vont-ils se rencontrer ? Bin, c'est la similitude de leurs noms et la faute d'un facteur un peu myope qui les confond. Sinon, il n'y aurait pas eu d'histoire.

Roman en vue.

C'est donc à partir de cette minuscule erreur que Stéfanie se trouve mêlée à la Guerre des Oranges, au cours de laquelle elle va découvrir pêle-mêle et presque dans l'ordre : la douleur, l'humiliation, la rage au point de vouloir tuer, l'amour, l'amitié, le sexe (C'est super, n'est-ce-pas, Deux ?), sa vraie identité, la peur, la mort, le pouvoir, le pilotage d'un chasseur spatial, la mort encore, les sentiments d'une machine à son égard, la paix enfin, et le départ pour le long voyage vers l'espace profond.
Ultime surprise, elle se souviendra qu'on lui a parlé de la cale 18 et de la promesse qu'elle a faite à ce sujet. C'est là, devant l'étrange contenu de la caisse, qu'elle éprouve pour la première fois l'amertume de l'âme face aux conséquences de la haine.
Bon, on peut rêver, hein ?
@+, phil.ae


En effet, je crée les noms au hasard, déformant ceux d'autres héros et héroïnes de romans, de jeux vidéo ou de films. Sahad Klutter est ainsi un anagramme phonétique de... Mais oui, Outcast ! et Klagget, bin, c'est le nom d'un officier sous-marinier dans un roman de Clancy. Il y en a plein d'autres, des titres de chansons, des mélanges issus de génériques de film, etc.